🔊 Dans les collèges et lycéens d'Eure-et-Loir, 2 produits sur 10 sont issus des circuits courts

marché alimentaire restauration collective / CD 28
Le Conseil départemental d'Eure-et-Loir a crée un premier ''marché alimentaire'' sur trois ans de 2024 à 2027, qui doit être renouvelé jusqu'en 2030 © Radio Intensité

La totalité des 38 collèges et 16 lycées du département bénéficient depuis deux ans de ce « marché alimentaire » du Conseil départemental. Tous vont renouveler leur participation pour 2027-2030.

Voilà deux ans que le Conseil départemental a lancé son « marché alimentaire » en Eure-et-Loir. Une volonté politique locale, conjuguée à des impératifs suite au vote de la Loi EGAlim en restauration collective en 2018. Ce texte vient « permettre la transition vers une alimentation de qualité et durable. » Depuis le lancement de ce marché alimentaire en septembre 2024, la part de produits locaux « a été multiplié par sept » dans les 55 sites adhérents, c'est à dire les collèges et lycées du département, ainsi que le CDEF (centre de l'enfance et de la famille).

Le Conseil départemental d'Eure-et-Loir renouvelle son marché alimentaire

 

La politique du Conseil départemental d'Eure-et-Loir est de travailler à la fois sur le volet des circuits courts, de l'environnement, du social, pour offrir des repas « qualitatifs » aux collégiens et lycéens. Si sur les 350 producteurs euréliens, tous ne remplissent pas le cahier des charges pour participer à ce marché public, près d'une trentaine ont sauté le pas voilà deux ans. La commande a été rempli : livrer des produits de saisons en quantité et qualité suffisante, de manière régulière, pour une alimentation saine. L'objectif est désormais de convaincre plus d'agriculteurs de devenir fournisseurs des établissements euréliens. C'est le rôle de la Chambre d'agriculture d'Eure-et-Loir, partenaire du département.

 

« Les producteurs il faut les former sur comment on répond à un marché [public] parce que se n'est pas donné à tout le monde, parce que tout est dématérialisé aussi. On a fait un énorme travail de sourcing [de référencement] : qui était capable de répondre à ce marché ? Parce qu'il y a un certain nombre de lots, c'est très spécifique. Et puis, il faut acheminer les produits jusqu'aux lieux de restauration, collèges et lycées. Avec 350 agriculteurs, il y a un potentiel d'évolution. Les 27 fournisseurs actuels ils repartent avec nous. Donc il faut continuer ce travail. » Alice Chaline, deuxième secrétaire adjointe à la chambre d'agriculture d'Eure-et-Loir, et agricultrice

 

La chambre d'agriculture va poursuivre son accompagnement des exploitants et paysans euréliens pour qu'ils rejoignent les actuels 27 fournisseurs titulaires de ce marché alimentaire. En deux ans, la part de produits locaux dans les assiettes est passée de 7% à 20%, et un produit consommé sur dix est issu de l'agriculture biologique. Les pâtes, produits laitiers, légumineuses, fruits et légumes en circuits courts peuvent venir d'Eure-et-Loir mais aussi du Loiret, du Cher, de l'Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher, de l'Indre, et des autres départements limitrophes (Sarthe, Orne, Yvelines, Essonne et Eure).

 

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À noter que le contrat pour les trois prochaines années (2027-2030) est en cours d'élaboration, toujours avec le soutien du Conseil régional du Centre-Val de Loire. Pour le moment l'Eure-et-Loir est le seul département de la région a avoir crée un tel marché alimentaire et à compter une part de produits locaux (20%) si importante dans les assiettes des établissements de restauration collective.

 

Reportage de Jade Bihan, mis en voix par Ludovic Ravailleau.

Publié : 19h07 par Rédaction Intensité

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