🔊 Mars bleu : un geste simple pour prévenir le cancer colorectal

Mars bleu
De gauche à droite : Garance Eglin (cadre de médecine en hépato-gastro-entérologie), Dr Oussama Daboussi, Dr Enora Franchet (gastro-entérologues) et Camille Delahaie (cadre de santé chirurgie viscérale).

Après Octobre Rose, place à Mars Bleu, le mois dédié à la sensibilisation au cancer colorectal. Aujourd’hui, ce cancer est le troisième plus fréquent en France, avec 48 000 nouveaux cas et 17 000 décès chaque année. Le CH Louis-Pasteur y accorde une attention particulière en organisant, le 4 mars prochain, une journée dédiée à sensibiliser le grand public à l’importance du dépistage. Les détails avec Enora Franchet, gastro-entérologue.

Bien qu'Octobre Rose concerne principalement les femmes, Mars Bleu lui s'adresse à tous, car le cancer colorectal touche les hommes et les femmes quasiment à part égale. « Il n'apparaît pas du jour au lendemain, d'abord c'est ce qu'on appelle un adénome, c'est une lésion précancéreuse. Cet adénome, il va se transformer au fur et à mesure, devenir un adénome avancé et ensuite devenir un cancer. »

Le dépistage du cancer colorectal est recommandé tous les deux ans, entre 50 et 74 ans, car le risque de développement de cellules cancéreuses augmente nettement à partir de cet âge. « Le principe du dépistage, c'est d'arriver au moment où c'est un adénome ou un adénome avancé, parce que si le test est positif, ça veut dire qu'il faut faire une coloscopie, et nous, quand on fait la coloscopie, ces adénomes-là, on les voit, on les enlève et on empêche le fait que ça évolue vers le cancer », détaille le Dr Enora Franchet.

 

LE DEPISTAGE, UN GESTE SIMPLE

Le dépistage s'effectue grâce à un test immunologique à réaliser chez soi, qui permet de détecter la présence de sang invisible dans les selles. Il consiste simplement à prélever un échantillon dans un kit fourni par un médecin, un pharmacien, ou adressé par l'assurance maladie, puis à l'envoyer au laboratoire pour analyse. « Même si ce n'est pas quelque chose qui paraît comme ça évident, c'est un geste tellement simple pour l'impact qu'il peut avoir sur la santé des gens, parce qu'on parle quand même de se dire, si c'est négatif, on vous laisse tranquille pendant deux ans, si c'est positif, on fait une coloscopie, on enlève un polype, et il n'y aura jamais de problématique de cancer », ajoute le Dr Enora Franchet.

Le cancer colorectal se soigne dans 9 cas sur 10 lorsqu'il est détecté tôt. Il reste pourtant l'un des plus mortels, notamment en raison d'un manque de participation au dépistage. Le Centre-Val de Loire suit la tendance nationale avec seulement 3 personnes sur 10 qui se dépistent. « Selon les recommandations des sociétés européennes, il faudra attendre au moins 45 % pour qu'il y ait un impact franc sur l'incidence des cancers et sur le taux de mortalité », précise le Dr Enora Franchet.

Le centre hospitalier Louis-Pasteur organise une journée d'information sur le cancer colorectal le 4 mars 2026, dans le hall de 10h à 16h. Professionnels de santé et partenaires comme la Ligue contre le cancer proposeront aux visiteurs de sillonner un colon gonflable de 12 mètres de long, des stands d'information, des démonstrations de dépistage ou encore une présentation des dispositifs d'accompagnement recommandés par l'Institut National du Cancer.

Ecoutez notre reportage ici :
colon tour chartres
Une structure gonflable permet de mieux appréhender le cancer colorectal @ Radio Intensité

Publié : 9h00 par Léa Gandon

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