Près de Nogent-le-Rotrou : deux gendarmes sérieusement blessés par balle lors d’une intervention, le forcené interpellé par le GIGN
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Une intervention de gendarmerie a basculé dans la violence hier soir, samedi 20 juin, à Saint-Jean-Pierre-Fixte. Deux militaires du PSIG ont été sérieusement blessés par arme à feu par un retraité de 82 ans retranché, avant que le GIGN ne parvienne à interpeller le suspect en fin de soirée.
Tout a commencé aux alentours de 18h50. La gendarmerie est alertée par une femme, particulièrement inquiète du comportement de son époux. Ce dernier, tenant des propos décousus et alarmants tels que « c’est la Révolution » ou « Macron a été destitué », s’est emparé d'un fusil et de cartouches avant de quitter précipitamment le domicile familial.
Cinq militaires du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Nogent-le-Rotrou sont immédiatement dépêchés sur les lieux. À leur arrivée, ils sont accueillis par l'une des filles du couple. Cette dernière leur indique que son père est dissimulé dans le jardin, armé, derrière un cèdre.
Les gendarmes pris pour cibles
Après avoir mis la jeune femme en sécurité, les forces de l'ordre tentent d'amorcer le dialogue avec le forcené tout en progressant vers lui. C’est à ce moment précis que l'homme ouvre le feu.
Trois tirs retentissent en direction des militaires. Deux d'entre eux sont sérieusement touchés aux jambes.
Les gendarmes ripostent immédiatement. Touché ou acculé, l'homme prend la fuite et se réfugie dans le sous-sol de son habitation.
Pris en charge dans un premier temps au centre hospitalier de Nogent-le-Rotrou, les deux gendarmes blessés ont ensuite été transférés : l'un vers l'hôpital de Chartres, le second vers l’hôpital d'instruction des armées Percy, à Clamart (92). Fort heureusement, leurs pronostics vitaux ne sont pas engagés.
Reddition et déploiement du GIGN
Face à la gravité de la situation et au profil de l'individu retranché, l'unité d'élite du GIGN a été projetée sur place pour mener les négociations et planifier l'interpellation. Le dénouement est finalement intervenu à 22h50 : l'homme s'est rendu sans opposer de nouvelle résistance.
Le profil du suspect, un homme de 82 ans, un artisan à la retraite depuis une vingtaine d'années et installé dans la commune avec son épouse, a surpris le voisinage. Les premières vérifications confirment qu'il est totalement inconnu des services de la justice.
Deux enquêtes distinctes ouvertes par le parquet
Le parquet de Chartres s'est immédiatement saisi de l'affaire et a ouvert deux procédures parallèles, comme le veut l'usage lors de l'usage d'armes à feu par les forces de l'ordre :
La Brigade des Recherches (BR) de Nogent-le-Rotrou est chargée de l'enquête pour tentative d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique visant le forcené.
La Section de Recherches (SR) d'Orléans est quant à elle saisie pour analyser les faits de violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique, afin de déterminer les circonstances exactes de la riposte des gendarmes.
Placé en garde à vue, l'état de santé du septuagénaire a été jugé compatible avec la mesure de rigueur. Présentant une plaie saignante à la main — causée par un projectile métallique — il a été transféré au centre hospitalier du Mans (Sarthe) pour y subir une intervention chirurgicale.
En raison de l'altération manifeste de son comportement au moment des faits, le suspect doit être examiné par un médecin psychiatre dans la journée. À ce stade, il n'a pas encore pu être auditionné par les enquêteurs.
Publié : 21 juin 2026 à 14h05 par Rédaction Intensité
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