🔊 Une fontaine gallo-romaine refait surface à Chartres

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Vue d'ensemble des fouilles archéologiques de Saint-Martin-au-Val © Radio Intensité

Après quatre ans d’interruption, les fouilles ont repris cet été au sanctuaire de Saint-Martin-au-Val, à Chartres. Les archéologues poursuivent l’exploration d’une fontaine monumentale vieille de près de 2 000 ans, dont l’architecture et les décors livrent de nouvelles informations sur les pratiques religieuses de la Gaule romaine.

Comprendre le rĂ´le de la fontaine monumentale dans les pratiques religieuses antiques

Une fontaine unique dans le monde romain

En face de l’église Saint-Martin-au-Val, les archéologues fouillent depuis plus de 20 ans l’un des plus grands complexes cultuels de la Gaule romaine. Sur plus de dix hectares, le sanctuaire abritait notamment un édifice dédié à Apollon.

À proximité, un bâtiment d’environ 600 m² renfermait une imposante fontaine composée de trois bassins, dont le bassin central, profond de plus de deux mètres, est au cœur de la campagne 2026.

Une configuration architecturale rare, voire unique dans le monde romain

Son bassin central, probablement utilisé pour des ablutions rituelles avant l’accès au sanctuaire, révèle aussi un système sophistiqué de gestion de l’eau. Les archéologues ont notamment identifié une plate-forme, un emmarchement et un système de trop-plein.

Des fragments de sculptures et de peintures murales, probablement liés à des scènes mythologiques et au culte d’Apollon, ont également été retrouvés autour et dans le bassin.

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Fragments de sculptures antiques découverts lors des fouilles archéologiques © Radio Intensité

 

Un patrimoine encore difficile à mettre au jour

Chaque couche fouillée est minutieusement relevée, enregistrée et étudiée pour comprendre l’organisation et l’évolution du site. Sous le bassin de marbre, les archéologues ont notamment découvert des éléments d’une structure en bois, témoignant de la conservation exceptionnelle du sanctuaire.

Mais le travail est rendu complexe par la présence permanente de l’eau : située dans une ancienne plaine alluviale, la fontaine doit être pompée pendant les fouilles avant d’être à nouveau recouverte lorsque les opérations s’arrêtent.

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Les archéologues creusent minutieusement pour atteindre les vestiges antiques © Radio Intensité

 

La campagne se poursuit jusqu’au 2 octobre, avec l’objectif de mieux comprendre le rôle du bassin central et son lien avec le parcours rituel du sanctuaire.

Des réflexions sont également en cours pour permettre au public de mieux découvrir ce patrimoine antique.

Publié : 9h15 par Robin Ollitraut

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