🔊 Lorna Milot et la poésie comme guérison
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Il ne faut pas parler d'âge à Lorna Milot. À 17 ans, celle qui est originaire de Maintenon a publié, le 30 juin dernier, « Le sel sous la peau », son premier recueil de poèmes, aux éditions Le Lys Bleu.
Sa passion pour l'écriture n'est pas une nouveauté. Dès son plus jeune âge, Lorna Milot rédigeait toutes sortes de choses. À 7 ans, elle gribouillait des alexandrins pour sa mère. Mais si écrire a longtemps été un loisir sans lendemain, c'est désormais un moyen pour la lycéenne d'exprimer ses sentiments. Elle retrace ces derniers dans « Le sel sous la peau » :
« C'est un peu comme un journal intime d'une adolescente, traversé par la douleur et par l'amour. Cela raconte mon histoire. »
De la solitude à l'amour
L'adolescence de la jeune de 17 ans n'a pas été un long fleuve tranquille. Touchée par des troubles anxio-dépressifs lorsqu'elle est en seconde, Lorna se sent isolée. Aidée par ses différentes lectures comme Girl in Pieces de Kathleen Glasgow ou les écrits de Rupi Kaur, elle décide, il y a moins d'un an, de raconter sa vie à travers ses poèmes :
« Une phase très compliquée de ma vie, un moment où j'étais très mal, très seule, où ça n'allait pas du tout. »
Extrait du poème Eau Claire :
L'eau est claire, turquoise, reposante et si calme.
Une eau parfaite, douce mais dénuée d'âme.
Car même lorsque l'eau est tiède, agréable, on s'y noie.
On coule comme dans n'importe quel émoi.
On sent les profondeurs nous engloutir, désespérés.
On se sent mourir car l'oxygène vint manquer
Cette fois pour de vrai, on voit la mort dans les yeux,
Mais elle ne te prends pas, mourir devient un vœu.
« Et petit à petit, les poèmes deviennent plus joyeux. »
Extrait du poème Matin fragile :
Sous ce matin idyllique, je m'éveille,
Aux côtés de l'homme qui chaque jours m'émerveille.
Le soleil est rouge et l'herbe est fraîche,
La rosée du matin luit sur l'herbe sèche.
Pas de mur‚ pas d'horloge, pas de bruit,
Juste toi, la forêt et cette nuit.
Ton souffle chaud sur mon cou posé,
Et l'univers me semble plus apaisé.
« On ressent tout plein d'émotions que je voulais faire ressentir dans mon livre. »
Un livre comme médicament
Ces poèmes sont en premier lieu pour elle, c'est une manière de guérir, de reprendre goût à la vie. Mais, à l'instar de Rupi Kaur, la jeune écrivaine espère que son témoignage inspirera de nombreuses personnes et aidera les gens qui comme elle ont vécu des moments difficiles :
« Il s'adresse en partie à moi-même, parce que j'avais besoin de ce livre. Mais il s'adresse à toute personne qui a un jour traversé une époque difficile et qui l'a surmontée d'une manière ou d'une autre. »
Les nombreux retours reçus lui font chaud au cœur et la conforte dans sa manière d'écrire. Faire ressentir des émotions, voilà son credo.
Celle qui souhaite devenir éducatrice spécialisée ne s'arrête pas là et a déjà commencé à écrire son deuxième recueil de poésie. Une suite de son histoire, qui de son propre aveu, sera bien plus joyeuse.
Publié : 12h53 par Rémi Tinseau
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