🔊 "Il faut aider les nouvelles générations à exister" : Gérard Lanvin à Chartres pour l'avant-première d'Un coup de pinceau
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Ils étaient plus de 200 spectateurs à accueillir Gérard Lanvin ce lundi 8 juin au cinéma Les Enfants du Paradis. L'acteur était en déplacement à Chartres ce soir-là pour soutenir un court-métrage dans lequel il tient le premier rôle, aux côtés de la comédienne Anne Serra, Un coup de pinceau. À la réalisation, Stéphane Martinet, habitant de Prunay-le-Gillon.
Une histoire née d’un refus et d’une nuit d’inspiration
Après le succès de son précédent court-métrage Pages blanches, dans lequel jouaient Thierry Lhermitte et Francis Perrin, Stéphane Martinet souhaitait de nouveau collaborer avec le premier. Mais le comédien décline la proposition. Une déconvenue qui devient finalement le point de départ d’une nouvelle aventure. "En colère" après ce refus, le réalisateur se réveille en pleine nuit avec une idée en tête et commence à écrire ce qui deviendra Un coup de pinceau.
Le film raconte l’histoire d’un peintre en panne d’inspiration depuis la disparition de son épouse dix ans plus tôt. Poussé par son agent, Charles, à reprendre les pinceaux pour réaliser une ultime toile, il peint le portrait d’une femme nue. Après une nuit marquée par une tempête de neige, celle qui figure sur le tableau apparaît mystérieusement dans son salon. Un récit entre rêve, fantasme et renaissance, porté à l’écran par Gérard Lanvin et Anne Serra.
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Un tournage express dans la neige du Jura
Pour donner corps à cette histoire, Stéphane Martinet choisit les paysages enneigés du Jura. Tourné en janvier 2026, le décor blanc s’impose comme un symbole de renouveau. Initialement prévu sur trois à quatre jours, le tournage doit finalement être bouclé en seulement deux jours en raison d’un budget limité.
Alors qu’un court-métrage de cette durée représente habituellement un investissement compris entre 40 000 et 50 000 euros, Un coup de pinceau a été réalisé avec près de 20 000 euros grâce au soutien de producteurs amis et aux conditions avantageuses proposées par la production eurélienne. Une contrainte qui a imposé un rythme particulièrement soutenu aux équipes, mobilisées de sept heures du matin jusque dans la nuit pour mettre en boîte les 19 minutes du film.
L’arrivée de Gérard Lanvin dans le projet relève également d’un heureux concours de circonstances. À la recherche d’un peintre maîtrisant le nu pour les besoins du scénario, Stéphane Martinet entre en contact avec l’artiste Pascal Chôve. Quelques mois avant le tournage, alors qu’il cherche toujours son interprète principal, ce dernier lui transmet le numéro de téléphone de Gérard Lanvin, un ami de longue date qu’il n’avait pas revu depuis plus de vingt ans. L’acteur accepte rapidement de rejoindre l’aventure.
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« Il n’y a que des rencontres »
Si Gérard Lanvin reconnaît avoir été dubitatif à la première lecture du scénario, il se dit aujourd’hui pleinement satisfait de cette collaboration. Pour l’acteur, accompagner les nouvelles générations fait partie intégrante du métier. Il salue la détermination de Stéphane Martinet, capable de venir lui proposer un projet sans autre intérêt que l’envie de partager une aventure artistique.
« À partir du moment où les rôles sont suffisamment bien écrits [...], il faut se laisser aller dans plusieurs genres pour continuer à s'amuser » Gérard Lanvin à l'avant-première d'Un coup de pinceau
Déjà venu tourner en Eure-et-Loir pour le film Netflix GTmax, notamment du côté de Dampierre-sous-Brou, le comédien conserve un souvenir amusé de son passage dans le département. Surtout, il rappelle son attachement aux courts-métrages, qu’il défend avec la même énergie que les productions plus importantes. Selon lui, ces projets reposent sur la solidarité, l’engagement et l’émotion des débuts, des ingrédients qui rendent chaque expérience unique.
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Cette aventure semble déjà porter ses fruits pour Stéphane Martinet. Un coup de pinceau a récemment reçu un prix du meilleur scénario lors d’un festival dans le Michigan, aux États-Unis. Le réalisateur espère désormais convaincre une chaîne de télévision ou une plateforme de streaming de diffuser son film.
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Quant au tableau au cœur de l’intrigue, réalisé par Pascal Chôve et signé lors de la soirée par le peintre-sculpteur et Gérard Lanvin, il sera mis aux enchères à Chartres le 27 juin prochain.
Publié : 8h50 par Robin Ollitraut
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