🔊 Des étudiants vétérinaires à la rencontre des éleveurs euréliens

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Christophe et Nathalie Avisse, éleveurs ovins au GEAC de la Bourgetière, à la Bazoche-Gouet © Radio Intensité

Tous les ans, le GDS 28 organise des rencontres entre élèves de l'école vétérinaire de Maisons-Alfort et éleveurs euréliens. Au programme de ces 2 jours loin de l'école : visites d'élevages bovins, caprins et ovins. Ce mercredi 2 septembre, direction, le GEAC de la Bourgetière, au lieu-dit Châteauroux à La Bazoche-Gouet pour découvrir l'exploitation ovine de Christophe et Nathalie Avisse.

Des étudiants vétérinaires à la rencontre des éleveurs euréliens

Pour la troisième année consécutive, le couple fait visiter sa ferme à des étudiants vétérinaires. Cette fois-ci, ce sont 25 premières années qui s'élancent au milieu du cheptel de 750 brebis et 20 béliers.
Nathalie Avisse nous détaille le but de cette visite : « C'est aussi pour leur faire découvrir le rural et puis pourquoi pas susciter des vocations ». 

 

Trouver les vétérinaires de demain est une nécessité. Avant les deux heures de visites, sur les 25 jeunes, seulement trois se destinaient au milieu rural.
Face à ce manque d'attractivité, les éleveurs, notamment ovins, s'organisent pour gérer eux-mêmes les problèmes les plus bénins : « Les vétérinaires chez nous n'interviennent pas beaucoup puisqu'on fait beaucoup de choses par nous-mêmes, mais on en a besoin quand même pour qu'ils nous fournissent les médicaments pour le suivi ainsi que pour la visite annuelle ».

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Les étudiants vétérinaires en pleine visite de la ferme de Christophe et Nathalie Avisse © Radio Intensité

Dans une ambiance studieuse mais détendue, de nombreux sujets ont été évoqués. Fonctionnement et coût de l'exploitation, organisation des agnellages, soins nécessaires, renouvellement du troupeau ou encore envoi des bêtes à l'abattoir.

Trois étudiants reviennent sur cette matinée :
« Ils ont besoin du vétérinaire mais ils savent aussi énormément se débrouiller par eux-mêmes et c'est aussi important parce que parfois il n'y a pas forcément de vétérinaire puisqu'en rural il en manque quand même beaucoup. 
Ça m'a vraiment aussi permis de voir que chaque éleveur dans son domaine a vraiment des méthodes différentes.
Il ne faut jamais oublier que les éleveurs ils en vivent donc ce n'est pas toujours facile, il n'y a pas toujours des choix faciles à faire. »

 

Si ces temps d'échange sont enrichissants pour les élèves, c'est également le cas pour les éleveurs. Nathalie Avisse, heureuse d'avoir pu partager son métier, espère avoir donné envie de se tourner vers le rural.

Publié : 14h07 par Rémi Tinseau

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