🔊 Le Musée des Beaux-Arts de Chartres voyage au cœur des Fidji précoloniaux
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Le musée des Beaux-Arts de Chartres propose une immersion exceptionnelle dans les Fidji du XIXe siècle à travers une exposition inédite, fruit d’un partenariat avec le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac. Dessins rares, objets uniques et regards croisés retracent une histoire méconnue, à découvrir jusqu’au 2 août 2026.
À partir du 4 avril 2026, le Musée des Beaux-Arts de Chartres accueille une exposition exceptionnelle consacrée aux Fidji à l’époque précoloniale. Reconnu d’intérêt national par le ministère de la Culture, ce projet rassemble des œuvres rarement, voire jamais, présentées au public. Portée par plusieurs institutions, dont le Musée des Confluences et le National Museum of Ireland, l’exposition offre une plongée unique dans l’histoire et les cultures océaniennes.
Un dialogue entre deux visions de l’histoire
Au cœur du parcours figurent les souvenirs du second voyage de l’explorateur Jules Dumont d’Urville aux Fidji en 1838, mis en images par le dessinateur Ernest Goupil. Comme l’explique Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable des collections Océanie au musée du Quai Branly : « Ernest Goupil est un des deux artistes officiels du second voyage et il immortalise en fait ces Fidjis de 1838 avec des dessins pour la plupart complètement inconnus. »
L’exposition met en regard ces dessins avec les gravures réalisées après la mort de Goupil, en 1840 : « Il n’est pas là pour expliquer aux graveurs ce qu’il a dessiné, ce qui explique certaines incohérences entre les dessins originaux et les gravures. » Ce face-à-face visuel se double d’un dialogue avec des objets fidjiens authentiques : « C’est là que se joue le face-à-face entre les dessins originaux, les gravures mais aussi les objets issus de ce même voyage. »
Des pièces exceptionnelles, parfois uniques
Le parcours, réparti entre la chapelle et un espace de 120 m², rassemble plus d’une centaine d’œuvres. Certaines pièces se distinguent par leur rareté : « Vous avez trois colliers en coquilles d’huîtres perlières et un autre collier en mandibule de chauves-souris roussettes ces trois pièces sont complètement uniques. » D'autres nombreuses œuvres n’ont jamais été exposées ni publiées.
La place essentielle des femmes dans la société fidjienne
Parmi les thématiques abordées (religion, pouvoir, organisation sociale), la place des femmes occupe une position centrale. Stéphanie Leclerc-Caffarel souligne : « À travers les dessins de Goupil les femmes sont omniprésentes dans le monde fidjien de 1838. » L’exposition met également en valeur des œuvres réalisées par des femmes : « Vous verrez des œuvres tressées, des jupes de fibre qui révèlent des savoir-faire absolument inouïs. » Elle insiste aussi sur leur rôle souvent sous-estimé : « Les femmes tendent à être les grandes oubliées de l’histoire alors même que certaines sont de très haut rang. »
Une exposition accessible
Pensée pour tous les publics, l’exposition propose une médiation adaptée, avec des œuvres à hauteur des visiteurs et un parcours ludique pour les enfants. Un fil conducteur original accompagne les plus jeunes : une chauve-souris roussette, animal emblématique des Fidji, qui guide la visite.
L’exposition est à découvrir du 4 avril au 2 août 2026 au musée des Beaux-Arts de Chartres.
Publié : 16h04 par Léa Gandon
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