Dry January : les groupes de parole changent le regard sur l’alcoolisme

Philippe Leroy, responsable Vie Libre
Philippe Leroy, responsable Vie Libre © Radio Intensité

Alors que le mois de janvier touche à sa fin, le Dry January s’achève lui aussi. Lancée en 2013 au Royaume-Uni et arrivée en France en 2020, cette campagne de sensibilisation à l’alcool a réuni l’an dernier près de 4,5 millions de Français. Son objectif : prévenir pour mieux guérir. En Eure-et-Loir, l’association Vie Libre accompagne les personnes dépendantes à travers des groupes de parole, loin des clichés. Rencontre avec Philippe Leroy, responsable de l’antenne eurélienne.

« On n’a pas arrêté de boire pour devenir chiant. » Le ton est donné. À 66 ans, Philippe Leroy, ce mainvillois de 66 ans, est aujourd’hui sobre depuis cinq ans. Sa consommation d’alcool débute très tôt, dès l’âge de 16 ans. « Ce n’était pas une cuite par hasard, je cherchais autre chose », raconte-t-il. Une révélation qui, avec le temps, lui coûtera cher. Retrait de permis, instabilité professionnelle, divorce : l’alcool prend progressivement toute la place. Jusqu’à la prise de conscience. Philippe s’engage alors dans un parcours de soins complet : cure, post-cure, hôpital de jour en centre d’addictologie, avant de rejoindre les groupes de parole de l’association Vie Libre.

 

Des groupes de parole loin des idées reçues

Pour Philippe, ces temps d’échange ont été déterminants. « Pouvoir parler avec des gens qui sont passés par là et qui vont bien, qui comprennent la honte, la gueule de bois, les erreurs, ça permet de se livrer sans jugement. » Dans ces groupes, chacun écoute et partage à son rythme, dans un climat bienveillant. Contrairement à l’image austère que l’on peut s’en faire, les groupes de parole animés par Vie Libre se veulent conviviaux. « Il n’y a pas ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. On est là pour aller vers l’espoir, vers la vie, la vie libre », souligne Philippe.

 

L’association organise plusieurs groupes de parole chaque mois dans ses locaux à Châteaudun et au CICAT de Lucé. L’alcoolisme ne se définit pas uniquement par une consommation quotidienne ou excessive. La dépendance s’installe lorsque boire devient un besoin et non plus un simple plaisir. En cas de doute, il est conseillé de consulter son médecin généraliste.

Ecoutez notre reportage ici :

Publié : 9h00 par Léa Gandon

Chartres & sa régionEure-et-Loir (28)Info LocaleInfo Locale - Reportages





TITRES DIFFUSÉS

Voir plus